Parenthèse
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Un survivant de Varsovie, d'Arnold Schönberg (posté le 10/11/2008 à 23:14)
Objectif atteint! Noélie voulait par sa présentation changer notre regard sur une oeuvre apparemment peu accessible : le survivant de Varsovie, 'oratorio' d'Arnold Schoenberg. Après une première écoute sans préambule, elle nous en expliqua le texte et le contexte. Une oeuvre dodécaphonique utilsant le Sprechgesang, animé d'une force, inspiré par la deuxième guerre mondiale et ses camps de concentration. D'ailleurs, pas un curieux hasard, Vincent la chantera bientôt au Tessin. La brillante présentation se termina par une deuxième écoute, toute différente, suivi de près par un excellent gâteau aux pommes, accompagné de ses boules de glace, pour nous remettre de nos émotions.
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Le Déserteur (posté le 27/08/2008 à 09:25)
Après une première tentative désertée, nous avons pu découvrir une chanson intéressante, dont je vais, pour ceux qui ont persisté dans la désertion, raconter brièvement l'histoire.
Etrangement, ce n'est pas dans sa version originale que Le Déserteur a été chanté pour la première fois. Craignant la censure, le chanteur Mouloudji édulcore la chanson écrite par Boris Vian. 'Monsieur le président' devient 'Messieurs qu'on nomme grands'; 'Sur les routes de France, de Bretagne en Provence' devient 'Sur la terre et sur l'onde du vieux, du nouveau monde'; 'ma décision est prise, je m'en vais déserter' devient 'les guerres sont des bêtises, le monde en a assez; 'Refusez d'obéir' devient 'profitez de la vie'.
Nous sommes en 1954, la France est empêtrée en Indochine dans une guerre interminable et un nouveau front s'ouvre, en Algérie. Ces guerres sont impopulaires. L'antimilitarisme violent de la version originale est donc dangereuse pour ceux qui défendent les engagements coloniaux de l'armée française. La première version se termine en plus par 'Si vous me condamnez, prévenez vos gendarmes, que j'emporte des armes et que je sais tirer' et non, comme ce sera le cas ensuite par, '... que je serai sans arme et qu'il pourront tirer'. Boris Vian interprète sa version du Déserteur et le scandale éclate. Il se fait traiter de 'Russe' en plein concert. La chanson est interdite. Elle n'est pourtant pas oubliée et va rapidement devenir l'emblème du pacifisme, en étant récupérée aux Etats-Unis par les opposants à la guerre du Vietnam. Aujourd'hui, le Déserteur est l'une des chansons les plus traduites au monde et n'a pas perdu sa force de frappe.

Vincent
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photo : Pont de Pierre de Bordeaux par Olivier Aumage - Tous droits réservés - Créer un site avec OnLC.fr